Pessimiste !

Je boirai l’eau d’un puits qui fait jaillir du vin

Je changerai l’âme de celui qui se joue divin

Le ciel est encore jeune et la nuit raccourcie

J’ai commencé le jeûne de la saison des pluies

 

Raccroche ! Dis-t-on et le bleu jouera du mauve

Empoche mecton ! Et tu viendra calmer le fauve

Il y a des pâleurs du jour qui ressemblent à la fin

Et des nuances de velours qui mettent le sud à mes reins

 

Je transforme, je caboche et tes yeux montrent le frein

Le cheval fouetté se décroche et Nietzsche n’est pas mort en vain

Il cavale et henni comme un fou qui s’embarque

Il ne sait pas la furie d’une course qui débarque

 

Va me chercher le lait ! Et n’oublie pas la porte

Il est l’heure du cocher et des langues mortes

Je me suis agrippé aux poches de tes yeux

Et dans la dernière de mes folies j’y est mis le feu

 

Allez dors maintenant et ravale cette salive qui te gène

Allez forme un rang et fait lui bouffer ses gaines

Demain le coiffeur te fera tondre les cils

Et toute ta douceur ne sera plus tactile

 

Allez va ! Pauvre mec et prend la clé des champs

De toute façon le monde ne tiendra pas vingt ans

Tu poursuis à la hâte le destin d’un autre

Tu poursuis et tu te tâte à corriger tes fautes.28.Andrea Mantegna - Oculus du Palais ducal de Mantoue, 1465-74

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